L’année 2025 restera marquée par une forte présence de la jaunisse. Pourtant, l’impact sur les rendements restera bien moindre qu’en 2020. Quentin Tilloy, responsable du département Agronomie, fait un bilan sur la présence de l’épidémie cette année et détaille ses impacts.
Le constat d’abord. Si l’Alsace et la Normandie ont été relativement épargnées cette année, la présence de la jaunisse a été plus forte au Sud de Paris, en Champagne et en Picardie. Plusieurs facteurs expliquent les disparités.
Les semis tardifs et les re-semis ont souffert d’une levée décalée, exposant les betteraves aux premiers vols de pucerons à la mi-avril puis à une forte pression de fin mai à début juin. En Champagne, les betteraves ont été particulièrement vulnérables du fait de leur croissance ralentie par un printemps sec ; l’effet cumulatif s’est prolongé à l’été sur les secteurs entre Châlons-en-Champagne et Troyes. « Couplée à d’autres facteurs de stress comme le manque d’eau et la chaleur, la jaunisse a davantage d’impact sur la productivité. A l’inverse, dans les secteurs ayant bénéficié de pluies régulières, comme en Picardie et au Sud de Paris, les betteraves ont eu une croissance vigoureuse et les rendements se sont maintenus ».
Comparé à 2020, les conditions climatiques de cette année ont donc permis aux betteraves de mieux résister à la jaunisse. L’expérimentation menée depuis 5 ans a également permis de mettre en avant qu’une approche intégrée combinant génétique et nouvelles pratiques agronomiques, telles qu’une surveillance accrue des populations de pucerons, des parcelles protégées au-delà du stade de début de couverture et la maîtrise des réservoirs viraux contribuent à limiter l’impact de la jaunisse.
En matière de génétique d’abord, on observe des progrès sur certaines variétés : Dans le réseau d’expérimentation de Cristal Union, nous avons observé que certaines variétés jaunissent très tôt mais continuent leur croissance et maintiennent un meilleur potentiel de rendement, alors que d’autres jaunissent plus tard mais perdent vite en rendement. L’aspect visuel du feuillage n’est pas forcément lié au potentiel de rendement ».
Par ailleurs, les parcelles qui sont restées protégées plus longtemps cette année ont mieux résisté. « Pour la prochaine campagne, il sera nécessaire de continuer à surveiller l’évolution des populations de pucerons verts et noirs et de maintenir la protection aphicide au-delà du stade de début de couverture ».
Enfin, les travaux réalisés dans le cadre du Plan National de Recherche et d’Innovation (PNRI) ont mis en évidence que la toute première étape pour lutter contre la jaunisse consiste à détruire toutes les repousses de betterave qui pourraient héberger les virus. « Pour bien préparer 2026 et limiter la propagation virale, il faut épandre et enfouir les résidus de betterave qui se trouvent dans les cordons de déterrage, et en cas de repousse de betteraves dans le champ, il faut procéder à un désherbage.
#À LA UNE
Les Réunions Perspectives, des rendez-vous incontournables pour préparer l’avenir !
#UN GROUPE ENGAGÉ
Sucrerie de Nangis : un nouveau chapitre s’ouvre avec Cristal Union
#ENGAGÉS EN PLAINE
Préserver les rendements betteraviers face à la jaunisse : les enseignements de l’année 2025
#DES SITES ENGAGÉS
#ENGAGÉS POUR NOS CLIENTS
Les rendez-vous incontournables de Cristalco : deux salons, deux univers !
#INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Cristal Union donne le feu vert aux équipes pour utiliser l’IA !
#ON PARLE DE NOUS
« On produit plus, en consommant moins »
#VIDÉOS DU MOIS
La sucrerie d’Erstein à l’honneur sur France 3 Alsace et BFM Alsace