Vers l'autonomie en eau

Les betteraves sucrières sont composées à 75% d'eau ! Une ressource très précieuse, à ne surtout pas gâcher. C'est tout le sens de la démarche de gestion vertueuse de l'eau initiée par Cristal Union dans ses sucreries, dès le début des années 2000.

Cliquer ici pour découvrir notre gestion exemplaire de l’eau : 

L’eau fournie aux agriculteurs est une aide précieuse pour améliorer leur résilience face au changement climatique.

En 2024, plus de 7 millions de m3 d’eau ont été redistribués à des coopérateurs Cristal Union pour l’épandage et l’irrigation.

L’idée est simple, il s’agit de ramener aux sols agricoles les eaux de processus issues des betteraves, brutes ou traitées.
L’avantage : elles contiennent de l’eau, bien sûr, mais aussi des éléments fertilisants (potasse, azote, phosphore) que l’on rend ainsi aux champs via les épandages réalisés à l’automne ou en irrigation au printemps et à l’été. Une solution particulièrement vertueuse, qui évite le recours à de l’eau de forage et qui réduit ffortement l’usage des engrais, dans une logique d’économie circulaire.

Des sucreries déjà autonomes en eau

Depuis la campagne 2025/26, toutes les sucreries de Cristal Union sont autonomes en eau. Une première en France !

En 2011, Sillery était la première sucrerie Cristal Union à ne plus prélever d’eau dans le milieu naturel pour ses campagnes industrielles. L’eau des betteraves est aussi réutilisée 6 mois dans l’année pour l’irrigation des champs en été et l’épandage pendant la campagne.

Depuis 2018, la sucrerie de Sainte-Emilie est totalement autonome en eau pour son fonctionnement, et le site produit même 730 000 m3 d’eau supplémentaires ! Ces eaux servent à l’irrigation des cultures autour de l’usine (ex. cultures de pommes de terre) et/ou aux parcelles des agriculteurs coopérateurs de Cristal Union.

En 2024, le site d’Erstein a modernisé sa cour à betteraves et son atelier de sucre liquide pour
consommer moins d’eau, tout en augmentant les capacités de stockage de sa lagune.

À Fontaine-Le-Dun les eaux de lavage sont décantées et la matière organique des eaux est transformée en biogaz. L’eau épurée en sortie de méthaniseur permet par ailleurs l’irrigation des cultures des agriculteurs.

Les distilleries sur le chemin de l’autonomie pour 2030

Contrairement aux sucreries, les distilleries ne produisent pas d’eau. Mais elles en consomment notamment pour la fermentation, nécessaire à la production d’alcool. Lorsqu’elles sont adossées à une sucrerie, les distilleries peuvent bénéficier de fortes synergies.

À Arcis-sur-Aube, la distillerie utilise l’eau excédentaire de la sucrerie pour répondre à une partie de ses besoins. Les circuits de distribution ont été réorganisés pour limiter les consommations d’eau au strict nécessaire, avec une généralisation du recyclage des eaux.

Actuellement, les sites de Bazancourt-Cristanol installent un épurateur biologique pour générer une eau épurée qui pourra ensuite être réutilisée par la distillerie Cristanol, sur le même principe que ce qui se fait sur les sites de Fontaine-le-Dun et d’Arcis-sur-Aube.

Pour les distilleries qui ne sont pas adossées à une sucrerie, des solutions existent aussi. Depuis plusieurs années, Goyard et Dislaub recyclent l’eau utilisée dans leur processus et réduisent leurs consommations à chaque étape de la distillation et de la production.

De 2018 à 2023, Dislaub a ainsi diminué sa consommation d’eau de 20% et envisage d’autres projets pour réduire encore sa consommation et recycler toujours plus d’eau. Un effort ciblé sur la station d’épuration a permis de baisser d’encore 15% la consommation d’eau du site en 2024.

La consommation d’eau de la distillerie Jean Goyard a baissé de moitié entre 2011 et 2022. Et d’ici fin 2025, le site aura encore réduit de 30% ses consommations d’eau.