Avec un fauchage lancé en plaine dès le 17 avril et une mise en route des trois usines de déshydratation du Groupe – Bazancourt, Prodeva et Sidésup – dès le 20 avril, la campagne luzerne a démarré tôt cette année. Ce démarrage précoce constitue un premier facteur favorable, qui permet de récolter avant que les parcelles ne soient salies, par les graminées notamment.
Ce démarrage précoce a été favorable à un bon niveau de protéine, qui s’élève à 19 % actuellement, tandis que le taux de matière sèche, compris entre 45 % et 75 % selon les usines, offre des perspectives positives pour la maîtrise énergétique en usine. Le rendement moyen de la première coupe s’inscrit également dans une bonne dynamique, entre 3,2 et 4 tonnes à l’hectare selon les régions et l’âge des luzernières.
« On attend une bonne qualité du produit avec un taux de protéine élevé, ce qui est une condition favorable à une meilleure valorisation face à la segmentation qualitative du marché. Et nous sommes attentifs à optimiser au maximum la matière sèche pour réduire la facture énergétique » souligne Rudy Degueldre, Responsable relations cultures à Bazancourt.
Cette campagne 2026 est placée sous le signe de l’optimisation logistique et industrielle. Les récoltes de luzerne sont dorénavant assurées à 100 % par des entreprises extérieures et les outils numériques du Groupe issus de la filière betteravière permettent de gérer efficacement la campagne.
À Bazancourt, l’optimisation passe aussi par une nouvelle organisation de la cour, avec une gestion horaire des flux qui permet de limiter le temps de stockage de la luzerne. « Ce pilotage précis permet de préserver la qualité de la luzerne qui se dégrade rapidement une fois qu’elle a été ensilée. On améliore ainsi la granulation des pellets tout en limitant la formation de poussières. A la clé, c’est un double bénéfice pour la production et la sécurité ! »
En parallèle, les investissements dans les outils industriels contribuent à réduire les consommations d’énergie. Dans un contexte de léger raffermissement des prix, ces synergies devraient permettre de valoriser au mieux la production. « Portés par cette dynamique plus positive, nous espérons voir les surfaces augmenter l’an prochain ! ».