
L’objectif : analyser au plus près la situation sanitaire en plaine et le niveau de productivité des betteraves.
C’est grâce à cette évaluation minutieuse que nous pourrons prendre des décisions éclairées pour chaque parcelle, en fonction de son état sanitaire, et ainsi adapter la prise en charge ou non des betteraves.
Et pour cela, pas question de se contenter de simples projections. « Même si l’on a de bonnes intuitions sur les secteurs qui risquent d’être plus ou moins touchés, on ne s’arrête pas là ! On contrôle chaque parcelle selon un protocole bien défini. » La phrase résume bien l’état d’esprit de Valentin, et de tous les RRC : pas de suppositions, du terrain et de la méthode.
Arrivé sur une parcelle, Valentin identifie cinq zones différentes dans le champ. Pour chacune d’elles, il enlève le collet de dix betteraves afin de déceler la présence éventuelle de galeries de charançons et de rhizopus.
« Ce qui est important, c’est de faire ces vérifications dans différentes zones de la parcelle, certaines visiblement marquées, d’autres qui semblent épargnées. Ça donne une vision au plus juste de l’état de la parcelle. »
Ce geste, il le répète des centaines de fois, afin de ne pas laisser passer une éventuelle galerie laissée par la larve du charançon, et vérifier si le Rhizopus est déjà présent ou non. « Parfois, les betteraves peuvent sembler saines et pourtant, elles sont déjà atteintes. »
Pour chaque parcelle, Valentin saisit le nombre de betteraves touchées par le rhizopus dans l’application Cristal Field, l’outil de suivi agronomique de la coopérative, afin d’obtenir un pourcentage de betteraves touchées. Cette fonctionnalité a été développée spécifiquement cette année par les équipes informatiques en un temps record.
Ces notations vont permettre de définir si une parcelle peut être travaillée en usine ou non, sur la base d’une grille de décision, définie par le Conseil d’Administration.
Au fur et à mesure des analyses, les plannings d’enlèvement, qui avaient été établis en juin, sont réajustés en fonction de l’état sanitaire de chaque parcelle. Une parcelle saine pourra être laissée en terre un peu plus longtemps, pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même, tandis que l’enlèvement d’un silo issu d’une parcelle touchée pourra être avancé pour limiter les risques de perte. Malheureusement, certaines parcelles ne pourront pas du tout être prises en charge. Un échange aura lieu avec les agriculteurs concernés.
De façon plus large, les données collectées par chaque RRC cette année permettent de constituer une photographie complète de l’état sanitaire de l’ensemble des parcelles des coopérateurs et d’enrichir nos connaissances agronomiques sur la maladie et son évolution.
Découvrez 5 photos pour comprendre l’évolution de la maladie :